CépiDc - Adaptations CIM9

Adaptations de la CIM

Plusieurs adaptations de la CIM à certaines spécialités ont été publiées ou sont en cours de préparation. Elles sont brièvement décrites ci-après.

Odontologie et stomatologie

La Classification internationale des Maladies - Adaptation à l'Odontologie et à la Stomatologie (CIM-AO), fondée sur la huitième révision de la CIM, a été préparée par le service de la santé bucco-dentaire de l'OMS, et publiée pour la première fois en 1969. Elle rassemble les rubriques de la CIM qui comprennent «les maladies ou affections frappant la cavité buccale et les structures adjacentes, y provoquant certaines manifestations ou ayant des rapports avec elle». L'adjonction d'un cinquième chiffre la rend plus détaillée, mais le système de chiffrement est ainsi organisé que la relation entre un code de l'ICD-DA et celui de l'ICD dont il est tiré est immédiatement évidente et que la fréquence des maladies figurant dans les rubriques ICD-DA peut être aisément rassemblée dans les rubriques de la CIM.

L'ICD-DA a été révisée afin de concorder avec la neuvième révision de la CIM, publiée par l'Organisation mondiale de la Santé en 1977.

Oncologie

La «Classification Internationale des Maladies, Oncologie» (CIM-O) version française, sera publiée prochainement. Mise au point en collaboration avec le Centre international de Recherche sur le Cancer OMS et le United States National Cancer Institute, avec la collaboration de nombreux autres pays et d'après les résultats de vastes essais pratiques, la CIM-0 est destinée à être utilisée pour les registres du cancer par les départements d'anatomie pathologique et autres organismes spécialisés en cancérologie.

La CIM-O constitue une classification selon un double axe, offrant un codage selon la topographie, et un autre selon la morphologie. Le premier utilise pour l'ensemble des néoplasmes les mêmes rubriques à trois et quatre chiffres que la neuvième révision de la CIM pour les tumeurs malignes (rubriques 140-199), renforçant ainsi la spécificité du siège anatomique pour les autres tumeurs, tandis que la CIM fournit une classification topographique plus restreinte ou nulle.

Le classement morphologique est identique à celui de la section «tumeurs»de la partie morphologique de la «Systematized Nomenclature of Medicine»(SNOMed)21 et il s'accorde avec l'édition 1968 du «Manual of Tumor Nomenclature and Coding»(MOTNAC)22 et avec la «Systematized Nomenclature of Pathology»(SNOP)23. Il s'agit d'un numéro à cinq chiffres, dont les quatre premiers déterminent le type histologique et le cinquième le comportement de la tumeur (tumeur maligne ou bénigne, tumeur in situ, etc.). Le code morphologique de l'ICD-O est également reproduit dans le présent volume (voir pages 673-696) ainsi que dans l'Index alphabétique

Outre les codes topographique et morphologique, l'ICD-O contient une liste des lésions et maladies pseudo-tumorales. Un tableau expliquant la méthode à suivre pour convertir les rubriques ICD-O en rubriques CIM sera publié en temps opportun.

Ophtalmologie

Le Conseil international d'Ophtalmologie, avec l'appui de plusieurs groupements ophtalmologiques de divers pays, a préparé une classification des affections oculaires qui se fonde sur la neuvième révision de la CIM.

En plus des sous-chapitres «Maladies de l'oeil et de ses annexes», (rubriques 360-379) de la CIM, elle comprend toutes les autres rubriques de la CIM qui classent les troubles oculaires, depuis les maladies infectieuses jusqu'aux traumatismes. Il s'agit d'une classification à cinq chiffres, identique à la CIM pour les numéros à trois et quatre chiffres, le cinquième chiffre introduisant un détail supplémentaire à l'usage des spécialistes.

La classification forme la base de l'«International Nomenclature of Ophthalmology» publiée par l'American Academy of Ophthalmology and Otolaryngology24 en 1977, qui comporte également des définitions ou de courtes descriptions de tous les termes, synonymes et équivalents en allemand, espagnol, français, italien et latin, et les termes de référence destinés à faciliter les recherches bibliographiques.

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